Flotte oceanographique française

OFEG

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La France, par l'intermédiaire de l'Ifremer, a été un élément moteur dans la conclusion en 1996 d'un accord appelé "Accord tripartite" puisqu'il réunissait la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne sur la gestion des flottes océanographiques européennes reposant sur un principe d'échanges entre les signataires de tempes-navires sans échanges monétaires.

Ce moyen simple permettait d'optimiser l'utilisation des navires et engins en évitant des transits parfois importants pour rejoindre des zones de recherche, alors même que l'un des partenaires de cet accord avait des moyens pré-positionnés sur cette zone.

Il s'agissait de l'une des premières pistes explorées pour optimiser le coût des flottes océanographiques nationales en s'orientant avec détermination vers la construction européenne. En effet tous ces pays étaient confrontés aux mêmes difficultés budgétaires pour maintenir une présence de leurs scientifiques sur les différentes mers du globe et maintenir la recherche européenne à son niveau d'excellence.

La rationalisation de ce type de gestion des flottes océanographiques a été un succès qui a conduit à son amplification avec la création en 2002 de l'Ocean Facilities Exchange Group (OFEG). Aux trois partenaires initiaux se sont joints les Pays-Bas, la Norvège et l'Espagne.

Cette bourse d'échanges indispensable pour les scientifiques européens prévoit également une coordination des procédures d'évaluation des demandes de campagnes et l'accès à tous les scientifiques des moyens navals de chacun des pays signataires. Chacun des partenaires participe également à la récupération de matériels pouvant être perdus au cours les missions scientifiques ; de même des mouillages instrumentés (bouées, capteurs…) peuvent être relevés lors des passages de l'un des navires.

Cette intégration progressive et technique de la flotte océanographique européenne a été saluée dans le rapport de l'Ocean Fleet Working Group (avril 2007), réuni sous l'égide de l'European Science Foundation (ESF) qui, après avoir réalisé l'inventaire des flottes européennes, dressait un ensemble de recommandations pour un meilleur usage des flottes et des grands équipements associés, permettant quelques mois plus tard le lancement du projet européen, EUROFLEETS, qui vise une intégration plus forte des flottes européennes.